Des vignes, du vent, la lumière d’automne des rivages méditerranéens. Une rafale emporte la branche de la vigne loin de l’objectif. Les formes se dissolvent. Un bord de feuille, une nervure s’impressionnent sur la pellicule. Encore plus de vent les contours de la feuille deviennent abstraits à peine reconnaissable. Une accalmie, retour à la quiétude. Demain il y aura encore de la tramontane.
Les Visions fugitives ont été réalisées en photographie argentique noir et blanc. Après un tirage classique sur papier baryté les images sont « blanchies » chimiquement, c’est-à-dire effacées du papier tout en gardant la mémoire de l’image original. L’image originale est ensuite ravivée, au pinceau, avec différents composés chimiques permettant d’obtenir des teintes sépia, rouge et bleu.
Cette série fut la toute première. Elle a été réalisée en 1991.